top of page

Découvrez nos artisans 

Au cœur de chaque création

Depuis plus de 25 ans, Momo travaille avec des artisans marocains rencontrés au fil de ses voyages. Des liens forts se sont créés, parfois sur plusieurs générations, avec des familles qui travaillent ensemble dont il connaît aujourd’hui les enfants comme il a connu les parents. Ces relations de confiance donnent vie à des pièces uniques, façonnées avec passion.

Découvrez les métiers, les gestes et les histoires qui se cachent derrière chaque création.

Arrière-cour d’un atelier de potier avec de nombreuses poteries en terre cuite, avec des montagnes et de la végétation en arr
Atelier de potier avec des poteries en terre cuite empilée de manière désordonnée et des outils qui trainent sur une table

Les potiers de la vallée d'Ourika

Il faut s’éloigner un peu de Marrakech, suivre les routes sinueuses de la vallée de l’Ourika, pour tomber sur cet atelier un peu à part. À première vue, on pourrait presque passer devant sans le voir. Mais une fois à l’intérieur, c’est un autre monde qui s’ouvre : silencieux, habité, rempli de pièces en attente, parfois empilées. C’est ici que travaille, depuis des années, un potier avec lequel Momo entretient une relation fidèle. Ce lien, né au fil de voyages et de rencontres, repose sur la confiance et le respect du geste artisanal. Cet homme, aujourd’hui d’un certain âge, continue de produire toutes ses pièces à la main avec son apprenti. Il tourne encore ses pièces à l’ancienne, sur un tour de potier actionné au pied. Assiettes, bols, plats… tout naît lentement, au rythme de son geste. Un outil simple, exigeant, qui demande précision et patience. Chaque pièce sort de ses mains avec une identité propre. Rien n’est calibré. La beauté se niche dans la trace du geste, dans l’irrégularité assumée. C’est là toute la richesse de la poterie marocaine, héritée d’une tradition millénaire : un artisanat profondément lié à la terre et à l’humain. La poterie est, au Maroc, un art quotidien. Dans chaque région, les techniques, les formes, les couleurs diffèrent. On y façonne des objets pensés pour durer, ancrés dans une esthétique simple et utilitaire et parfois plus moderne. Ici, on ne fabrique pas pour produire vite, mais pour transmettre : une histoire, une sensation, une présence. Chez Momo, certaines de ces pièces ont trouvé leur place. Quand nous les choisissons, ce n’est pas simplement pour leur beauté. C’est pour l’histoire qu’elles portent, le lien avec celui qui les a faites, et pour la continuité de cette chaîne artisanale que nous tenons à soutenir. Cet atelier est plus qu’un lieu de travail. C’est un espace de mémoire, de gestes transmis, d’objets façonnés avec soin. C’est un bout de Maroc que nous sommes fiers de vous faire découvrir.

Tas de luminaires en paille empilés de manière désordonnée
Bottes de cannisses disposées en forme de tipis dans une cour.

Les vanniers de Marrakech

Au Maroc, la vannerie fait partie des plus anciennes formes d’artisanat utilitaire. Longtemps pratiquée dans les zones rurales, elle répond à une double nécessité : exploiter les ressources naturelles locales et créer des objets durables pour le quotidien. C’est au bord d’une route isolée que se trouvent certains des artisans avec lesquels Momo travaille. Leur atelier est simple, souvent en plein air, et leur matière première provient directement de la nature : feuilles de palmier nain (doum), alfa (halfa), jonc ou rotin. Les artisans utilisent des techniques traditionnelles, transmises oralement depuis des générations, pour tresser à la main paniers, corbeilles, suspensions et autres objets du quotidien. Ici, aucune machine, aucun moule : le tressage est entièrement manuel, souvent réalisé à partir d’un simple socle en fer ou d’une base construite progressivement. Chaque tige ou brin est placé avec précision, enroulé fermement autour de la structure comme un fil de couture épais. Chaque geste compte, du socle jusqu’au sommet, pour garantir solidité et finition. Dans cet atelier, chaque pièce est unique. Les artisans réalisent des formes classiques mais aussi des modèles revisités, avec des finitions plus modernes ou des adaptations pour un usage décoratif, à l’intérieur comme à l’extérieur. La souplesse des fibres permet de créer des volumes variés, du plus compact au plus aérien, toujours avec une solidité remarquable. Les grandes tiges de matière naturelle sont stockées à la verticale dans la cour, formant des cônes élancés, en attente de devenir la base d’une nouvelle création. Ces objets allient beauté et praticité : le tressage aéré des fibres naturelles permet aux paniers de plage de laisser filer le sable, aux luminaires de diffuser une lumière tamisée et chaleureuse, et aux parasols légers de laisser circuler l’air librement. Avec le temps, chaque objet évolue. Un panier s’adapte à vos gestes, un parasol prend la patine du soleil et de la pluie. Ces pièces changent subtilement de forme ou de teinte, et deviennent le reflet de leur usage, uniques comme votre quotidien.

Artisane tisserande marocaine qui tresse un tapis coloré dans un atelier sur un métier à tisser
Tapis berbères colorés qui sèchent au soleil sur le toit d'une maison au Maroc avec des montagnes en fond

Les artisanes tisserandes.

Dans un village perché dans les montagnes marocaines, le temps semble suivre le rythme des métiers à tisser. Ce sont surtout les femmes qui perpétuent ce savoir-faire ancestral, assises devant leur métier en bois, patiemment, fil après fil, tissu après tissu. Elles utilisent des chutes de tissus recyclés, des fils de laine ou de coton qu’elles nouent et entrelacent avec minutie. Chaque morceau trouve sa place, chaque couleur répond à une autre. Lentement, le tapis prend forme, révélant des motifs uniques qui sont à la fois hérités de traditions et inspirés de leur imagination. Ici, rien n’est laissé au hasard : la répétition des gestes, la tension du fil, le choix des couleurs, tout demande concentration et patience. En se laissant guider par les habitants, on découvre ces ateliers simples et chaleureux, Le cliquetis régulier du bois résonne, ponctué par les discussions, parfois par les rires. Sur les toits, après avoir été lavés, les tapis sèchent au soleil, leurs couleurs éclatantes se mêlant au paysage et au bleu du ciel. La fabrication d’un tapis est un long processus. Il faut d’abord préparer la base, tendre les fils de chaîne qui serviront de structure. Puis vient le travail de tissage ou de nouage : insérer fil après fil, ou nœud après nœud, jusqu’à ce que les motifs apparaissent. Une fois terminé, le tapis est découpé de son métier, lavé à grande eau, puis séché au soleil pour fixer les couleurs et assouplir la matière. Chaque tapis est unique, fruit de parfois plusieurs semaines de travail. C’est bien plus qu’un objet de décoration : c’est une œuvre vivante, porteuse de l’histoire de celle qui l’a tissé et de la richesse de l'artisanat marocain. À noter : les tapis en laine évoqués dans cet article ne sont pas proposés à la vente dans notre boutique en ce moment.

devanture d'une maison dans un village marocain avec des poteries en terre cuite et du carrelage qui sèchent
ouverture d'un four traditionnel de poterie marocaine en terre

Les potiers de la route d'Essaouira. 

Sur la route menant à Essaouira, un village se dévoile, dédié au travail de la terre. Dès l’entrée, la première rue longeant la route donne le ton : de petites boutiques s’alignent, débordantes d'artisanat. À première vue, on pourrait croire que tout se joue là. Mais en s’aventurant derrière, dans les ruelles plus discrètes du village, un autre univers s’ouvre. C’est là que vivent et travaillent les artisans. Dans les cours et les ateliers attenants à leurs maisons, la terre prend forme sous leurs mains. D’abord, la terre est pétrie et tamisée, parfois mélangée à de l’eau ou à d’autres matériaux pour obtenir la bonne consistance dans des bacs creusés à même le sol. Ensuite, elle est modelée, roulée ou pressée, donnant naissance à des jarres, bols, carreaux ou pots, chaque geste comptant pour l’équilibre et la finesse de la pièce. Les surfaces sont lissées, gravées ou décorées, parfois à l’aide d’outils simples, parfois avec la délicatesse des doigts seuls. Partout, des poteries et des carreaux fraîchement façonnés sèchent au soleil, alignés en attente de la cuisson. Le village entier respire ce rythme : façonnage, séchage, cuisson. Les fours traditionnels se dressent près des habitations, imposants mais rudimentaires, construits en terre. Pour les alimenter, on fait brûler du bois par un trou à la base, et la chaleur se répand à l’intérieur. Au-dessus, on empile les poteries et carrelages pour les cuire lentement, jusqu’à ce qu’ils révèlent leur solidité et leur couleur unique. Sur les toits ou devant les maisons, on devine les traces de cette activité, comme si chaque coin du village vibrait au même souffle. Ici, tout est à la fois travail et vie quotidienne. Les ateliers font partie intégrante des maisons, et la communauté s’organise autour de ce métier ancestral. Chaque pièce qui sort de ce village porte en elle cette histoire : celle d’un lieu où la terre et le feu s’unissent, où l’artisanat n’est pas seulement un savoir-faire, mais une manière de vivre.

atelier de sculpteur de metal avec un ouvrier en fond et un cheval entrain d'être assemblé avec des boulons
Atelier de sculpteur de metal avec des bustes en metal sculptés au bord d'une route au maroc

Les artisans ferronniers et sculpteur de métal. 

Dans un atelier empli d’étincelles et d’odeurs de métal chauffé, les artisans ferronniers redonnent vie à la matière brute. Ici, rien ne se perd : boulons rouillés, chaînes, morceaux de vélo, pièces de récupération en tout genre deviennent les fragments d’un immense puzzle. Pièce après pièce, soudure après soudure, les mains patientes des artisans assemblent ces morceaux hétéroclites pour créer des statues et des œuvres uniques. Chaque sculpture naît de l’imagination et de l’ingéniosité. Une poignée de boulons devient une aile, une roue usée prend la forme d’un torse, un ressort s’intègre dans une patte ou un bras. Le métal, souvent perçu comme froid et rigide, se transforme sous leurs gestes en créations vivantes, expressives, parfois monumentales. Dans ces ateliers, le temps se mesure au rythme des soudures, des coups de marteau et du grésillement des flammes. Les artisans travaillent avec précision, assemblant chaque élément comme on compose une mosaïque, jusqu’à ce que l’œuvre trouve son équilibre. Une véritable alchimie entre recyclage et créativité, tradition et modernité. Ces pièces uniques témoignent d’un savoir-faire à la fois ancestral et réinventé. Héritiers de la ferronnerie marocaine, ces artisans ne forgent pas seulement des grilles ou des portes, mais repoussent les frontières de leur art en transformant le métal du quotidien en sculptures qui surprennent et émerveillent

Encore plus de belles histoires arrivent...
Suivez nous sur Instagram!

  • Pinterest
  • alt.text.label.Instagram
Photo vide
bottom of page